La Vallée Sacrée

Prélude

Depuis que nous sommes arrivés à Cusco, j’entends de la bouche des Péruviens un certain « bali circuit ». Je me dis que c’est exotique comme nom « bali » pour le Pérou mais bon… Jusqu’à ce que je comprenne que ce n’est pas « bali » mais « Valley ». Aahhhhh ok « Valley », la vallée donc. Mais oui la fameuse Vallée Sacrée ou Valle Sagrada en espagnol. Il m’en aura fallu du temps pour comprendre.
Nous decidons de la visiter par nous-mêmes sur 2 jours histoire de prendre le temps et surtout d’éviter de se retrouver aux mêmes endroits que les touristes qui font le circuit sur une journée. 

Chinchero

Notre 1er stop est à Chinchero, village réputé pour ses centres de textiles traditionnels et son marché.

Et le textile, ça m’intéresse.

La veille, jour du marche artisanal du quartier de San Blas à Cusco, j’ai complétement flashé sur un superbe chemin de table. Je n’attends pas 2 secondes pour que Flor, la jeune vendeuse en costume traditionnel, ne vienne m’expliquer l’histoire, la signification, le procédé de coloration naturelle avec la cochenille et le tissage manuel du tissu.

L’atelier familial est proche de Chinchero et Flor nous indique que sa maman Paulina va participer à un concours de tissage le lendemain à la feria de Piuraypampa. Ça tombe bien, nous comptions y aller et j’aurai la nuit pour réfléchir à mon chemin table. Parce que l’association laine de bébé alpaga + tissage à la main = 3/4 jours de budget.

À la feria, nous voyons les chaudrons qui servent aux teintures fumer, les femmes tisser, et nous admirons les superbes créations. Mais pas de Paulina à l’horizon, dommage.

Chinchero - feria piuraypampa - textile - cusco - Pérou

Chinchero - feria piuraypampa - textile - cusco - Pérou

Chinchero - feria piuraypampa - textile - cusco - Pérou

Chinchero - feria piuraypampa - textile - cusco - Pérou

Chinchero - feria piuraypampa - textile - cusco - Pérou

Chinchero - feria piuraypampa - textile - cusco - Pérou

Il y aussi les moutons, les lamas et les vaches d’une taille plus qu’impressionante qui font grandement savoir à leur propriétaire qu’elles n’ont aucune envie d’être là.

De retour au centre de Chinchero, nous partons à la recherche du marché artisanal, non sans mal car les Péruviens que l’on croise sur notre route s’obstinent à nous dire qu’il n’y a pas de marché à cause de la feria. Mais c’est FAUX. Et nous avons bien fait d’y croire car on retrouve Flor à ce fameux marché tout plein de fake pour les touristes mais avec une jolie vue sur les terrasses incas.

Chinchero - marche artisanal - textile - cusco - Pérou

Chinchero - marche artisanal - textile - cusco - Pérou

La négociation pour mon chemin de table (par Arnaud bien sûr) est dure mais je repars finalement avec mon tissu sous le bras.

Chinchero - marche artisanal - textile - cusco - Pérou

Pour info, les tissus fakes s’achètent environ 10€ (du coton ou synthétique avec colorant chimique et fabrication asiatique) contre une petite centaine d’euros pour les productions artisanales du Pérou en laine de bébé alpaga teintée naturellement. Et encore, 100€ c’est un bon prix ! Cela grimpe selon le type et la taille de la pièce. Nous avons vu des ponchos superbes avec des motifs très détaillés atteindre les 300€.

Las Salineras

De Chinchero, nous prenons un collectivo pour aller à Maras. Les collectivo sont les bus locaux qui contiennent plus de personnes que ce qu’il y a de place. Un peu comme les taxis.J’ai d’ailleurs oublié de préciser que pour aller à la feria de Piuraypampa nous étions 7 à l’arrière du taxi. Oui 7 à l’arrière d’une berline classique.

Bref, nous arrivons à Maras, point de départ des taxis qui arnaquent les touristes pour aller aux Salineras.

De la route, Arnaud peut apercevoir les bassins au loin. Grandiose selon lui ! Je suis trop petite et dois attendre d’être arrivée pour me rendre compte de la beauté étrange de ces bassins de sel en terrasses à flanc de montagne. C’est dimanche et quelques familles (avec enfants!!) travaillent malgré tout à la récolte du sel.

las Salineras - Maras - vallée sacrée - perou

las salineras - Maras - vallée Sacrée - Pérou

Las Salineras - Maras - Vallée Sacrée - Pérou

Las Salineras - Maras - Vallée Sacrée - Pérou

Las Salineras - Maras - Vallée Sacrée - Pérou

Las Salineras - Maras - Vallée Sacrée - Pérou

Les salines datent de l’époque pre-incas et sont le résultat d’un ruisseau chargé en chlorure de sodium.

On se balade à travers les milliers de bassins avant de rejoindre le prochain village à pieds puis de prendre un taxi qui nous emmène jusqu’à Urubamba.

Urubamba

C’est la bonne surprise de notre périple pour plein de raisons.

La première, c’est l’auberge. Le Flying Dog est juste digne d’un riad. Une grande chambre, des serviettes, une douche chaude, un jardin, un petit dej de folie et une ambiance sereine qui se dégage des lieux…

Urubamba - flying dog

La deuxième bonne raison d’aller à urubamba, ce sont les tchouktchouks qui arpentent la ville et qui nous donnent l’impression d’être des Playmobil. Vraiment rigolo.

Urubamba - tchouktchouk

Je garde le meilleur pour la fin, antojitos, le meilleur cafe-restaurant- boulangerie-pâtisserie du Pérou ! On a adoré se poser au soleil sur les palettes de bois pour déguster les pizzas, les tacos au guacamole, le gâteau au chocolat et le tres leches.

Urubamba - restaurant Antojitos

Nous passons donc du bon temps à Urubamba avant de prendre un bus en direction d’Ollantaytambo. C’est vraiment bon de chiller.

Ollantaytambo

J’attendais énormément d’Ollantaytambo, surtout après avoir lu l’article de Miles & Love.
La déception fut grande.
Ollantaytambo est sensé être intéressant pour ses ruines incas à flanc de montagne et pour le village lui-même dont les plans n’ont à priori pas bougés d’un iota depuis l’époque inca.

Sauf qu’il semble que l’accès aux ruines ait été grandement limité et que, même si les rues du village n’ont pas changé, il y a uniquement des restos et boutiques touristiques. Arnaud à un avis différent.

Ollantaytambo - ruines - Pérou

Ollantaytambo - ruines - Pérou

Ollantaytambo - ruines - Pérou

Le seul point positif d’Ollantaytambo à mon sens donc, c’est la découverte de l’ONG Awamaki qui aide les artisans locaux à être autonomes économiquement et à développer leur activité en restant dans une production manuelle de grande qualité. Les produits sont donc assez chers mais vraiment beaux. Surtout la collection de linge de lit. Magnifique.

Pisac

Après Ollantaytambo, nous retournons à Urubamba se consoler autour d’un déj à Antojitos puis nous prenons encore un collectivo jusqu’à Pisac, dernière ville étape de la Vallée Sacrée.

À Pisac, encore des ruines… Honnêtement, je commence à en avoir ma claque des temples du soleil, des fenêtres murées et autres bains de princesse. Arnaud continue pourtant d’apprécier et nous prenons donc un taxi qui nous emmène à 8km de là.

Nous nous baladons au milieu des ruines. Je n’en dirai pas plus vu l’intérêt que j’y ai porté.

Pisac - ruines - Pérou

Pisac - ruines - Pérou

Pisac - ruines - Pérou

La balade pour redescendre au village de Pisac était plutôt sympa même si nous avons pressé le pas pour arriver avant la nuit (à 18h ici !).

Une fois retrouvée la civilisation, Arnaud a pu s’attarder devant les ponchos et en choisir un bien beau bien chaud.

Un dernier collectivo nous ramène à Cusco.

Et la boucle est bouclée.

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