Santi bis, Papudo bis et Valpo bis

Prélude

En 2016, mon voyage n’a été que plans en constante mouvance. Mon dernier mois s’annonçait tranquille, vraiment, j’étais persuadée que rien ne pourrait venir le bousculer. C’était sans compter sur Clara.

Banané à Papudo – round 1

Je disais donc qu’en 2016, je n’arrêtais pas de changer mes plans. Je devais passer le 31 à Valparaiso avec Clara. Puis j’ai changé d’avis la veille, je suis partie à Papudo, un petit village balnéaire où j’ai dansé la cumbia sur la plage devant un feu d’artifice pour accueillir 2017.
Papudo c’est vraiment bien, on fait de la mosaïque, on chill, on regarde des couchers de soleil sur le Pacifique, on mange des pastèques et on boit de la cola de mono (traduction littérale : queue de singe).

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Sauf qu’à Papudo, il n’y a PAS de wifi. J’étais donc résolu à une semaine de detox internet.

Et en fait, j’ai craqué au bout de 2 jours. Me voyant en détresse de connexion, un mec m’a partagé la sienne. Et au milieu des nombreux messages de banané, celui de Clara.

Clara, qui a décidément rencontré trop de gatitos (=petits chats) durant son voyage et même sa vie, pensait pouvoir retomber sur ses pattes dans n’importe quelle circonstance. Mais là, l’atterrissage a cruellement manqué de douceur. 

Santiago

Tout ça pour dire qu’au lieu de continuer à faire des châteaux de sable, je suis retournée à Santiago pour visiter la clinique toute remplie de docteurs Glamour & Mamour, pour voler la pancarte mythique « risque de chute » accrochée à la porte de la Suite Royale de Clara et pour rester en admiration suprême devant tant de force, de courage et d’optimisme, le tout souligné d’un trait d’humour.

En vrai, j’avais rien vu la première fois que je suis allée à Santiago. Parce qu’après avoir passé 4h à nettoyer des carreaux, j’avais un peu la flemme de vadrouiller.

Et puis face à Clara qui me répétait sans cesse « quoi mais t’as même pas vu la Moneda ?? Mais meuf, c’est toute l’histoire du Chili qui s’est jouée là, c’est le lieu du coup d’état, c’est là qu’Allende est mort, tu DOIS y aller ».

Bon OK j’y vais, j’y vais… Et puis je suis pas allée que là finalement.

La Moneda et le centre culturel

En vrai, la Moneda c’est un grand bâtiment bien joli duquel on peut pas trop trop s’approcher. Pour le côté « je revis le dernier discours d’Allende », mieux vaut aller faire un tour au musée de la mémoire.

En revanche le centre culturel est vraiment chouette d’un point de vue architecture et climatisation. Oui faut pas oublier qu’il fait 35 degrés en moyenne et que la pollution n’arrange en rien le ressenti d’être un poulet entrain de dorer dans un four à chaleur tournante svp.

Soit dit en passant, il y avait une expo sur Picasso dont j’ai fait le tour en 10 min chrono. Non pas que je nie le talent de l’artiste mais je suis complètement insensible à son art. Je préfère largement El Color Distinto. Aaahhh les gouts et les couleurs.

La Moneda - Santiago - Chile

El museo a cielo abierto

Je me rends compte que ça fait une très belle transition pour parler du musée à ciel ouvert de Santiago que m’a conseillé la spécialiste du street art, j’ai nommé la grande Alba. Loin d’être un musée, il s’agit en fait d’un quartier populaire de Santiago qui a fait l’objet d’un projet artistique pour redonner couleurs aux rues et sourires aux gens :).

Plusieurs artistes ont ainsi peint toutes et je dis bien TOUTES les façades des immeubles délabrés de 2 rues du quartier, ce qui représente une quarantaine de fresques.

Pour y aller, hop hop hop métro ligne jaune, direction Las Cisternas, arrêt Departemental et ensuite ça démarre au 1390 de la rue du même nom.

J’en ai pris plein les mirettes. Je ne m’attendais vraiment pas à cet effet, le contraste entre les murs délabrés et les fresques est saisissant. Le quartier n’est absolument pas touristique et manque à l’être quoique ce ne soit pas le plus safe du monde.

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

El museo a cielo abierto - street art - Santiago - Chili

La Chascona de Pablo Neruda

Neruda, Neruda.

Il m’aura fallu du temps pour me décider à entrer dans l’une de tes maisons. Et puis quand j’ai franchi la porte de la Chascona, j’ai été conquise par son univers, celui de la poésie, de la mer et des voyages. Un mix qui rend la Chascona unique.

Et parce que j’ai bien écouté l’audioguide, je peux même dire que Chascona, c’est du quechua qui signifie « décoiffée » en l’honneur de la tignasse de sa Belle.

Pas droit aux photos à l’intérieur, dommage :/.

Et donc après être sortie de la Chascona, je me suis mis en tête d’aller voir celle de Valparaiso et celle de l’Isla Negra et c’est chose faite (cf section « Valparaiso » de cet article).

La Chascona - Pablo Neruda - Bellavista - Santiago

La Chascona - Pablo Neruda - Bellavista - Santiago

La Chascona - Pablo Neruda - Bellavista - Santiago

La Chascona - Pablo Neruda - Bellavista - Santiago

El museo Bellas Artes y de Arte Contemporeano

Lors de mon 1er passage, le musée était fermé parce que c’était férié, parce que c’était la grève, parce que c’était vendredi ou parce que c’était lundi.

Devant tant de réticence à m’accueillir, j’avais abandonné. Puis j’ai retenté ma chance et ça a marché, j’ai pu entrer !!

Bon des sculptures, de l’art moderne, une expo sur les travaux de Le Corbusier en Amérique du Sud et surtout, surtout, une expo décalée de Monsieur Godoy sur le thème du « porno soft dans la TV réalité ». Il diabolise des oeuvres connues avec une main de maître. C’était très étrange et comme dirait Alba « en s’appelant Godoy, cet univers lui était prédestiné ». Je crois qu’elle l’a dit un peu plus crûment mais c’est ça que ça voulait dire. Merci Alba, c’est comme ça que je me suis souvenue de son nom.

La petit anecdote qui fait sourire…

J’ai trouvé une coloc/auberge avec des chambres privées pour le prix d’un lit en dortoir de 8. Ô joie.

La-dite coloc s’appelle Knusten (métro Baquedano et je vous la recommande) et j’ai été accueilli par un petit gars bien sympa dont la coiffure m’a rappelé celle des dévots de Krishna. Et puis en montant dans ma chambre, je vous des tableaux et photos de l’univers de Krishna aussi. Pas de doute, c’est un Krishna, je me décide à entamer la conversation avec lui :

 » Moi : eres de Krishna ?

Lui (après un temps de réflexion) : ahhh.. no soy calvo !

Moi dans ma tête : tiens « Calvo », c’est qu’elle religion ça ?

Lui, me voyant dubitative : soy calvo, no tengo mas pelo (en me désignant son crâne).

Moi, après avoir compris que calvo = calvitie/chauve : ooooops !!!« 

Mec, si t’as plus beaucoup de cheveux, rase tout parce que c’est très confusant.

Papudo – round 2

Bizarrement j’avais besoin de retourner à Papudo pour en garder un meilleur souvenir que celui que j’avais. 

Après avoir trouvé le spot où je pouvais me connecter quand bon me semblait, j’ai pu profiter du sable fin, des glaces coco, lucuma, Chirimoya et arandano, des couchers de soleil, des maisons d’architecte plus haut sur les collines, du Pacifique, de la tranquillité du village et de la cuisine, ô combien extraordinaire de Lila.

Tout ça sans le vent hargneux qui soufflait la première fois que je suis allée à Papudo.

Papudo, je ne t’aime pas autant que Valpo mais t’es pas mal quand même.

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

°°°

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Papudo - Valparaiso - Chili

Valparaiso

Bis et même ter car jamais 2 sans 3. Quoique je pourrais même y retourner 100 fois tellement j’aime cette ville.

Valparaiso c’est la ville de la liberté, la ville où tout est permis, la ville où la créativité est le maître-mot, la ville des escaliers, la ville qui change sans cesse et qui pourtant reste la même, la ville des sopaipillas, la ville de Pablo Neruda, la ville qu’on adore ou qu’on déteste.

En vrai, je pourrai annuler mon billet retour et m’installer ici (je blague hein maman !!).

« Mais en 2 semaines, t’as déjà eu le temps de tout voir non ?? »

Bah non hein, of course qu’il me reste des coins de rue, des graff et des artistes à découvrir.

Les rues toujours…

Un mois et demi après ma découverte de Valparaiso, j’y suis retournée. Et j’ai refait ma balade préférée dans les cerros Alegre et Concepcion. Je ne sais pas si je suis venue avec un état d’esprit différent ou si les graff ont vraiment changé mais j’ai eu l’impression d’en découvrir beaucoup de nouveaux. Ou alors j’ai tout simplement ouvert les yeux un peu plus grand cette fois. Toujours est-il que ça été une redécouverte et que j’ai encore pris full de photos.

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Valparaiso - street art - graffitis - Chili

Les maisons de Pablo Neruda

Neruda que j’ai découvert à Santiago parce que j’avais vraiment pas envie de visiter la Sebastiana  la première fois que je suis venue à Valparaiso.

L’Isla Negra

J’ai commencé par visiter l’Isla Negra à 1h30 de Valpo. Et bim 1h de queue pour rentrer. Et bim, encore une fois j’ai adoré. Pour pas mal de gens, leur maison préférée est celle de la mer ; pour l’instant je préfère la Chascona.

L’Isla Negra, c’est un mélange de bateau et de train. C’est une maison tout en longueur avec des baies vitrées de folie qui donne sur l’océan. Tu m’étonnes qu’il était inspiré avec ça le Pablo ! Les objets qui m’ont sidérés sont les figures de proues de bateaux…

Comment, à un moment donné, tu peux te dire « tiens et si je décorais ma maison avec des figures de proue de bateau ? ». C’est facile à trouver en plus. Et pas encombrant du tout !! #ironie. J’adore aussi à chaque fois les commentaires de l’audioguide qui disent un truc du genre « … Et cette mappemonde géante qu’il ramena de son voyage en Italie… ».

Ok ok ok. Quelqu’un peut me dire comment il a fait pour transporter cette énorme chose ? Mes souvenirs de voyage se limiteront à des bidules pouvant se plier en 8, incassables et pesant moins de 100g chacun.

En tant que voyageuse, j’essaie de m’identifier à ce voyageur hors du commun mais j’y arrive pas. Trop de décalage entre nous, Pablo. Malgré tout, je suis conquise encore une fois.

Vivement la Sebastiana.

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

Isla Negra - Pablo Neruda - Chile

La Sebastiana

Bon, c’est pas sa meilleure maison (selon moi, donc avis très subjectif, il n’empêche que la visite reste très intéressante). Enfin elle est vraiment cool d’extérieur mais je sais pas, j’ai moins accroché. Ça manquait de piment et d’originalité. C’est comme si toutes les choses intéressantes de la vie de Neruda s’étaient déroulées à la Chascona et à l’Isla Negra et qu’il ne restait plus que des traces d’une vie quotidienne bien rangée ici à Valparaiso.

La Sebastiana - Valparaiso - Chile

La Sebastiana - Valparaiso - Chile

La Sebastiana - Valparaiso - Chile

Les hostels

Minute pratique bonjour, j’ai eu le temps de tester 4 hostels à Valparaiso qui sont tous bien en fait. 

L’hostel Po, rue Uriola dans le cerro Concepcion, a une literie de folie, une terrasse propice au Pisco/sprite & un petit-dej plutôt bien.

Le Nomada eco hostel, avenida Brasil, se veut, comme son nom l’indique, écolo. À part le dortoir de 10 qui n’est pas franchement cool, le reste est top. La terrasse est propice au partage de vino tinto et aux asados, le petit déj est vraiment chouette et le staff est cool. Par rapport aux autres hostels, il est proche de la gare.

La Casa Volante, number 1, pasaje Fischer dans le cerro Concepcion, est calme, offre un petit déj de folie, pareil pour la literie, offre aussi du thé, café et fruits toute la journée et le staff au top. 

La Casa Aventura hostel, pasaje Calvez dans le cerro Concepcion, accueille pas mal de vieux en fait (ou alors je suis tombée pile à ce moment là) mais est vraiment chouette. Les chambres sont grandes, la cuisine est cool. Bon y’a pas de canapé et le petit déj est juste correct mais on se plaint pas.

Le Chili, c’est fini…

Il est temps de traverser une dernière fois la frontière vers l’Argentine. Reste plus que 13 jours whaaaat.

Era estupendo !

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