Buenos Aires, un pas vers l’Europe

Prélude

10 heures de bus me séparaient de Buenos Aires. Je pense que j’ai reculé mon départ de Cordoba tant que je pouvais pour ne pas arriver trop tôt dans ce qui serait la dernière étape de mon voyage. Pour que ça passe mieux, je me suis offert une place en cama (=lit) et pas en semi-cama. Mais en vrai, j’ai pas dormi.

J’ai débarqué au terminal à 9h30. J’avais pas de carte. J’avais pas de wifi. J’avais pas booké d’auberge parce que de toute façon, je voulais PAS arriver dans cette ville.

Je me suis débrouillée, je suis arrivée à San Telmo, j’ai trouvé une auberge, j’ai pris une douche, j’ai pris l’appel de mes chefs et j’ai retrouvé Luis pour commencer l’exploration de la ville.

Buenos Aires, en fait c’était une belle surprise

Donc j’exagère un peu mais pas tant que ça quand je dis que c’est ville européenne. Avec ses grands bâtiments haussmanniens, son fleuve et son climat, Buenos Aires c’est un peux un mix entre Paris, Londres et Rome.

Luis connaissait déjà Buenos Aires. Ça tombait bien parce qu’arrivant au bout du voyage, j’en avais un peu marre de me perdre en consultant les cartes, alors je me suis laissée guider. On a commencé par aller faire un tour du côté du Caminito, ces 3 rues hautes en couleurs concentrent une grosse dose de boutiques souvenirs et de danseurs de tango qui font prendre des poses improbables aux touristes le temps d’une photo. Puis on a repris le-bus-qui-roule-très-vite pour aller se balader vers Puerto Madero le long de ce cours d’eau que j’ai pris pour la Tamise avant de retourner dans mes quartiers à San Telmo, pas très loin de la Casa Rosada, la maison rose du Président. Oui le Président habite dans une maison rose, c’est comme ça, c’est pour faire parler les gens. Après ça j’étais crevée, je vous le répèterai jamais assez mais après une nuit dans un bus, on n’est jamais extrêmement frais et dispo pour enchaîner avec une nuit de déhanchement sur le dancefloor.

img_20170127_120536299img_20170127_120613823img_20170127_121302941img_20170127_121443247img_20170127_122004726img_20170127_122222259img_20170127_122940919img_20170127_123023933

°°°

img_20170127_161922886img_20170127_165749339img_20170127_165840752_hdrimg_20170127_165845505_hdrimg_20170127_171025239_hdrimg_20170127_171055084img_20170127_171330052_hdrimg_20170127_171640157_hdrimg_20170127_170828219

°°°

img_20170203_222446img_20170127_191605698

Le lendemain, j’étais mieux mais je marchais quand même à 2 à l’heure dans les rues. Je sais pas dire si c’était pour profiter vraiment du temps qui passait trop vite ou si c’était parce que les 15 bornes de la veille en tongs m’ont ni**** les pieds. J’ai flâné un peu partout, j’ai vu les grandes initiales de la ville, j’ai vu des maisons bizarres, des chouettes édifices, je suis passée par le quartiers des SDF et je suis revenue à l’auberge pour prendre l’apéro avec mes deux roomates allemands en attendant que la soirée commence. Et la soirée a commencé  3h30. OMG je ne m’habituerai jamais au rythme argentin. Donc forcément, elle a fini vers 10h du mat’. Bien sûr je pensais qu’une demie heure de sommeil aurait suffit pour profiter pleinement de la journée. Mais j’ai plus 20 ans. Retour à la case lit. Puis un Starbucks. Puis enfin je peux commencer cette merveilleuse journée. Il est 16h. Heuresement, j’ai encore le temps pour aller faire un tour à la feria artisanale du dimanche de San Telmo.

img_20170128_143252846img_20170128_143257429img_20170128_164232188_hdrimg_20170128_164845433img_20170203_222835img_20170203_222922img_20170203_222950img_20170203_223031img_20170203_223053

Lundi. On est lundi, ce qui veut dire que demain c’est mardi et que demain j’ai mon vol. Une bonne excuse pour aller du côté des riches dans le quartier de la Recoleta (oui je sais, rien à voir en fait). Hors mis les parcs et encore, il n’y a rien d’extraordinaire dans ce quartier. A noter tout de même la sculpture métallique en forme de grosse fleur censée s’ouvrir le jour et se fermer la nuit. Sauf qu’elle ne fonctionne plus. Bref, c’était le temps de terminer avec un repas gastronomique, une spécialité bien argentine : un veggie burger. ahahahahah, un veggie burger au pays de l’asado.

img_20170203_223125img_20170130_121059263img_20170203_223248img_20170203_223338

Bref, mardi 31 est arrivé.

Dans un rêve fou, on passait directement au 1er février et du coup j’avais pas pu prendre mon vol. Mais ça c’était un rêve. En vrai, j’ai pris une navette sous la pluie (oui il pleuvait ce jour-là alors que ça faisait un mois que je vous bassinais avec la canicule) qui m’a déposée à l’aéroport devant je sais plus quel terminal, m’enfin c’était le bon. Je me suis enregistrée aux bornes. Et ça a pas marché, j’ai eu ce message d’espoir : « désolé, on n’a plus de place sur ce vol, on voit sur quel vol on peut vous mettre et on vous prévient. Bisous ». Mooooooooouuuuah, du rab ? Du rab ? Du rab ?? Bah en fait non, c’est la machine qui a buggé. Tristesse. Je vous fais pas de dessin pour la suite, j’ai passé la sécurité, j’ai passé le truc de sortie de territoire, j’ai fait mes courses au duty free (courses que j’oublierai 15h plus tard dans le TGV Paris-Reims…), j’ai voulu brancher mon téléphone, il y avait pas de prises près des chaises alors je me suis assise au pied du poteau, là où l’architecte a décidé de mettre les prises, pour une raison pratique certainement hein. Et j’ai attendu l’heure de l’embarquement. J’ai embarqué la dernière.

Le pilote nous a parlé, il a dit « nous arriverons à Paris à 10h20, il y aura du brouillard et 2 degrés ». J’ai eu comme un élan pour sortir de l’avion mais les portes étaient déjà fermées. Il faudrait suggérer aux compagnies aériennes de ne PAS communiquer la météo d’arrivée si elle est plus pourrie que celle du départ.

Heureusement, il y avait du champagne et Bridget Jones dans l’avion.

img_20170131_164252706img_20170131_183213073

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s