Corse

Résumé en chiffres de notre parcours en Corse qui a bien changé par rapport à ce qu’on avait initialement prévu.

Le mix mauvais temps / difficultés techniques / douleur au genou nous aura fait prendre la décision de bifurquer après la 5ème étape du GR20 vers le Mare a Mare puis le Mare e Monti. Ces sentiers, certes moins mythiques que le GR20, n’en sont pas moins dotés de forts dénivelés tout en étant moins dangereux !

Et après tous ces jours de marche, on a trouvé notre bonheur à Calvi. Plage, plongée, glaces… Et pas moins de 10 km par jour tout de même. Un piéton reste un piéton.

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JOUR 0 : arrivée à Conca

Après un vol d’une heure dans un petit coucou à hélices qui fait du bruit, nous atterrissons à Figari.
De l’avion, nous voyions les montagnes corses et avions un aperçu de ce qui nous attendait… Récupération des sacs célophanés par nos soins, c’était comme des petits rouleaux de printemps. On a ensuite rapidement été orienté vers le bus pour Porto Vecchio grâce à un couple en sac à dos tout vêtu de Quechua. Ils allaient sans nul doute faire le GR20. En faisant connaissance, on a découvert qu’ils voulaient le boucler en 10 jours. Bon courage les gars !

On arrive sans encombre au gîte de Conca, on voit l’état de ceux qui viennent de terminer le GR20 et l’excitation de ceux qui le commencent, comme nous.

Le temps nous paraît long tellement on a hâte de démarrer. Pour patienter, on découvre la culture locale à travers la Pietra, bière des GR20tistes par excellence, qu’on partage avec Sonia, Renaud et le Belge. Enfin, je crois que j’ai pris une grenadine pour ma part, l’alcool ça favorise les crampes et je veux mettre toutes les chances de réussite de mon côté^^.

Merci l’armée pour la ration. Grâce à ça, on est plombé et on va bien dormir !!
Bon en fait non, on a mal dormi à cause des chiens, chats, grenouilles, oiseaux… On s’apercevra bien vite que ce n’était qu’un avant-goût de ce qui nous attendait.

NB pour ceux qui se demandent comment rejoindre Conca depuis l’aéroport de Calvi : à l’aéroport, prendre le minibus pour Porto Vecchio. En attendant le minibus, repérez les autres GR20tistes qui veulent rejoindre Conca et proposez leur de prendre la navette que propose le gîte entre Porto Vecchio et Conca. Appelez le gîte, communiquez leur le nombre de personne et l’heure de départ du bus. Et hop, à Porti Vecchio, vous n’aurez qu’à descendre du bus et attendre la navette du gîte au même endroit. Easy. Sachez que plus vous êtes nombreux, moins la navette est cher. Dans mes souvenirs, c’est 15€ si vous êtes 2, 10€ si vous êtes 3 et 8€ si vous êtes plus de 4.

JOUR 1 : 1ère étape du GR20, de Conca à I Paliri

Debout à 6h. on devait partir à 7h. Et c’est en partant à 7h20 qu’on a compris qu’on n’était pas les meilleurs dans l’organisation du pliage de bivouac.

On a au ta-quet. on démarre vite et on double 2/3 couples. Ca grimpe sévère. Mais tant que ça grimpe, ça va !

Le temps est plutôt nuageux, au moins on crève pas de chaud mais ça en pâtit sur la beauté des paysages. Cette première étape comprend pas mal de sous-bois, on passe donc dans des forêts enchantées, dans des forêts interdites et on semble même arriver dans les ténèbres tellement la brume est présente.

Ca n’en finit plus, on n’en voit pas le bout, on en a marre et on se demande « c’est quand qu’on arrière ??? » jusqu’à voir le panneau « I Paliri : 30 min » ; ouff !!!

On accélère et on arrive en moins de temps. Enfin, juste à temps pour monter la tente et s’y réfugier pendant que le déluge tombe… Ca nous donne une excuse pour faire une sieste, on est rincé.

En parlant de rinçage, on cherche la douche et après 10 min de marche et quelques escalades, nous arrivons à la cabane au fond du jardin dotée d’un tuyau d’où sort un mini filet d’eau glacée. Génialissime. Heureusement, le soleil fait son come back en même temps que notre copain belge qui n’en peut plus avec ses 19kg sur le dos. On dîne finalement sur un rocher au soleil des délicieuses pâtes bobos même pas lyophilisées.

Me tape la lessive pendant qu’Arnaud tape la discute à la voisine qui lui recommande la variante alpine des aiguilles de Bavella. Mouai… Bah c’est pas dit qu’on le fasse. Le mot « alpine » me plaît que moyennement.

Bref, c’est 20H36 et après un massage des pieds au baume du randonneur du Couvent des Minimes, on sombre dans un sommeil absolument pas profond.

Temps marche + pauses : 6h20

JOUR 2 : 2ème étape du GR20, d’I Paliri à Asinau par la variante Alpine de Bavella

Réveil à 5h15. Encore moins productifs que le 1er jour car on décolle à 6h55. On sait toujours pas ce qui pêche.

Bref, on commence par une petite balade de 2h qui est plutôt cool. Enfin crevante pas difficile. Ravitaillement à Bavella, on en profite pour se faire un petit sandwich au saucisson, il est 9H, tout va bien.

Nous voilà en pleine forme pour la variante alpine. Et oui, j’ai cédé. On est sensé mettre 2h45 pour traverser, on a mis plus de 4h !!! Et c’était méga dur. Le pompom, c’est la chaine pour descendre le gros rocher. Heureusement qu’un Anglais bien sympathique a eu pitié et m’a aidé à franchir la chose.

En plus de la difficulté, le temps était vraiment menaçant, même si j’étais hyper focus sur les cailloux, je retiens des grands pics gris acérés recouverts en partie par les nuages. On ne prend pas le temps de faire une vraie pause pique-nique, on veut juste descendre avant que le ciel nous tombe sur la tête. Quelques barres plus tard, c’est reparti. Heureusement, la descente est beaucoup plus cool, on rejoint le vrai chemin du GR20 avec grand joie.

Mais c’est pas fini, le chemin paraît encore extrêmement long jusqu’à arriver à une piscine naturelle où Arnaud fait trempette. Glaciale. J’y ai mis que les doigts de pieds. On repart tout rafraîchi pour attaquer une montée dans les prés qui n’en finit plus. A noter, que les chemins semblent de toute façon ne jamais finir.

Bref, les balises passent et le refuge n’arrive pas. Quelques heures plus tard, ô miracle, nous y sommes !! Le refuge incendié d’Asinau est là. On apprend très vite qu’il n’y a pas de gaz, pas de douche et qu’on doit déguerpir avant 7h le lendemain car l’hélice débarque pour débarrasser les débris du refuge. Bah welcome hein !!

Point positif du jour : les toilettes sèches ; un luxe après les turques d’hier.

On retrouve aussi Stoïko le chien et ses maitres avec qui on avait fait un bout de chemin ce matin. Pauvre toutou, il a aussi eu peur au passage de la chaine. notre copain belge arrive quant à lui à 19h comme une fleur.

Après un merveilleux dîner de pâtes au pâté, nous voilà prêts à dormir. Il est 20h27, pire qu’hier !!

J’oubliais, la vue du bivouac est grandiose, les emplacements sont sur des paliers, on est bien bien bien.

Temps marche + pauses : 9h30

JOUR 3 : 3ème étape du GR20, d’Asinau à Matalza

réveil à 4h45… après avoir cru s’envoler avec la tente. Départ à 6h10 pour une étape de 4h selon le topo mais on a vite vu que le topo était bien optimiste par rapport à nos performances. Elle commence par une belle montée qui devient de la pure escalade et qui dure 2h. Ouf, en haut, le panorama vaut le coup, c’est au moins ça de gagner.

On attaque la descente qui s’avérera être selon moi une des plus chouettes partie du GR20. Pourquoi ? Parce que c’était un joli chemin bien tracé au milieu des prairies et des cours d’eau et que même si ça descendait pas mal, ça restait plutôt très facile. Et en plus, le soleil brille !

Avant de partir, on avait repérer la bergerie de Crocci sur le topo. Et ça nous envoyait du rêve. Et on y est enfin arrivé après 4h de marche. Il est 10h, grand temps de se faire des tartines de fromage frais avant de repartir pour le dernier bout de chemin avant d’arriver au refuge. Malgré les courbatures, on continue d’avancer ; d’ailleurs on ne traine pas dans le sous-bois, la faute au gros cochon sauvage que j’ai aperçu au loin. D’un point de vue animal, on recroiser aussi Stoïko puis un troupeau de cochons noirs qui fait tranquillement la sieste au bord du petit ruisseau.

On arrive enfin au refuge. Que dis-je, « refuge » ?? Mais c’est un palace ici !!! De l’herbe sous la tente, de l’eau chaude, des vraies toilettes et même des chaises longues ! C’est rare, on en profite pour boire une bière en terrasse jusqu’à ce qu’on se mette vite à l’abri à cause de l’orage. Le bad…

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On en profite pour discuter avec les autres GR20tistes…. notamment ceux qui viennent du nord et qui nous vantent la difficulté des étapes. Déjà qu’on trouve que celles du sud sont pas mal… On se tâte. Bref, la pluie s’est enfin arrêté, pas de dégâts à déplorer pour nous contrairement aux Normands dont les sacs se sont noyés :/

Il est 20h24, c’est l’heure du massage des pieds.

Temps marche + pause : 5h50

JOUR 4 : 4ème étape du GR20, de Matalza à Usciolu

Quelle journée mais quelle journée !

Déjà, la nuit a été plus qu’humide donc assez horrible. Comme à mon habitude, je me réveille toute bouffie^^. La tente pèse désormais 3kg au lieu de ses 2kg habituels. Et le linge mis à sécher la veille est encore plus trempé. Pas grave, les sacs à dos feront office de Tancarville.

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On quitte Matalza pour une étape de 5h… C’est sans compter qu’on loupe la balise au bout de 10 minutes de marche (pas réveillés…). Et bis, 20 minutes pour rien. On se retrouve face à un troupeau de briquettes et leur patou. Pas réputés pour être les amis des randonneurs, ce patou là n’a pas bronché quand on est passé à côté de ses protégées. On continue sans encombre jusqu’à la bergerie de Bassetta. Là on retrouve François le berger qui nous file un fromage trop bueno mais qui pue pas mal. Et il nous donne un raccourci pour récupérer le GR20. Sauf qu’on a encore loupé le coche… Après avoir été remis sur le droit chemin, on continue. C’est assez facile. Tellement facile que pour la 3ème fois en même pas 2h, on loupe de nouveau la balise !!! Et bim 20 min encore dans tes jambes.

La simplicité ne pouvant pas durer, nous voilà entrain de grimper pour arriver sur la crête. Et là c’est le drame. On ne voit pas à 10m, tout est dans le brouillard. Il y a quelques passages techniques du genre, tu vois la balises sur le rocher mais tu sais pas ce qu’il y a au-delà du rocher. Et bim, ç a descend à pic, su-per, c’est ça qu’on aime.

On continue d’avancer à tâtons dans la brume, on entend de plus en plus de conversations sans voir ce qui se passe jusqu’à se retrouver nez à nez avec le refuge lui aussi plongé dans le brouillard. On déplie la tente de 8kg et Arnaud trouve un ingénieux moyen pour faire sécher la tente pendant que je l’essuie avec une chaussette. Le combo parfait.

Et d’un coup d’un seul, à 19h, le brouillard n’est plus.
Et d’un coup d’un seul, à 19h08, le brouillard est retombé…

On éternise donc pas la soirée, on installe la couverture de survie au sol en guise d’isolantt et on se demande si on ne quitterait pas le GR20 dès le lendemain histoire de se créer le nôtre. Avec moins de brouillard, plus de soleil et donc plus de fun.

Il est 21h et pour une fois, on ne dort pas, on mate la carte de la Corse.

Temps de marche + pause : 6H50

JOUR 5 : 5ème étape du GR20 et liaison vers le Mare a Mare, d’Usciolu à Cozzano

Réveil tardif, nous partons à 7h35.

Après encoure moult hésitations, on décide de rejoindre le sentier Mare a Mare et donc de quitter le mythique GR20. Mais après une première grimpette matinale, un doute nous envahit. Une autre liaison est possible au milieu de l’étape vers Prati. Fiout, demi-tour, on repasse par le refuge, on dit au revoir à notre copain belge qui s’est explosé l’orteil cette nuit, on file nos nuits réservées aux Marseillais et on retrouve les traces rouge et blanche du GR20.

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Le début de l’étape est chouette, encore en crête mais avec la vue dégagée, ça change tout ! C’est très venteux par contre et certains passages sont délicats. La descente est roulante, on croise pas mal de randonneurs qui font l’étape en sens inverse dont un père & son fils qui vont nous conforter dans notre choix de bifurquer. Les 2 étapes restantes jusqu’à Vizzavone sont principalement en sous-bois, ce qui présente peu d’intérêt. Pour reprendre les mots d’une randonneuse : « c’est bon la fougère, je l’ai en Normandie !! ».

On s’arrête à Bocca di Laparo pour une pause dej et c’est précisément là que nous quittons le GR20 pour rejoindre le Mare a Mare et ses balises oranges. Bon, le chemin n’est pas ouf, on croise full de cochons et quelques heures plus tard, nous visiterons sans surprise la cave à salaison de jambons & autres charcuteries. Le gîte est à Cozzano, il n’y a quasi personne, c’est un contraste par rapport au GR20 qu’on qualifierait presque d’autoroute !

On bivouac tranquille avec vue sur les montagnes qu’on vient de quitter. Demain, on voudrait doubler l’étape pour vite arriver vers la côte. Il est 21h12, on n’est pas couché, record battu, le réveil va piquer.

Temps marche + pause : 6h30

JOUR 6  : 1ère étape du Mare a Mare, de Cozzano au Col Saint-Georges.

Réveil des vieux… Arnaud a mal au genou et moi j’ai le tendon d’Achille qui me titille. Nous qui voulions doubler l’étape, c’est plutôt mal barré… Même après échauffement, on le sent moyen. Si on prend la route, on rejoindrait le prochain village (Quasquara) plus rapidement. C’est parti mon kiki.

Bon, forcément la route c’est monotone et on se dit qu’on irait encore plus vite en voiture. On en croise seulement 2 qui vont dans notre sens, c’est pas la folie mais je lève le pouce quand même, on sait jamais.

ô miracle, la voiture s’arrête.
ô shit, la plaque est roumaine.
ô re-shit, ils ne parlent ni français ni anglais.

On arrive malgré tout à se faire comprendre et ils nous invitent à prendre place dans leur carrosse avec intérieur cuir rouge, décor en portraits de Jésus en veux-tu en voilà et musique roumaine. On roulera dans cette bonne ambiance jusqu’à Frasseto doù on rejoint Quasquara après 20 minutes de marche.

On est sensé sarrêter là pour aujourd’hui mais comme on est des fous, on se dit qu’on va faire l’étape jusqu’au Col Saint George. Il est déjà 10h10.

L’étape est vraiment jolie avec tous ces chemins et paysages variés. Ce qui ne change pas par rapport au GR20, c’est le denivelé qui tue !! On suivait grosso modo le récit d’une nana sur un blog en guise de topo. On se marrait des adjectifs utilisés du genre « belle montée »… Elle est pas que belle la montée, elle est bien raide et elle tue bien les jambes !!
On arrive au gîte vers 16h après avoir encore traverser un champ de fougère puis dévaler une pente en sous-bois puis remonter sur une large piste puis ça n’en finit pas…
Bref, on est crevé mais ça va être notre 1ère nuit dans un vrai lit dans un big gîte pour nous tout seuls et avec douche chaude illimitée !!

En prenant un café/apéro à l’auberge, on converse avec un gentil couple de petits Suisses et avec le serveur bien sympathique qui se tâte aussi à faire le GR20 un jour. En plus du vrai lit, on est en demi-pension et on a droit à un repas de folie qui nous change du saucisson/fromage/lyophilisé. La soupe est démente, le gratin de cannellonis au brocciu est une tuerie, le plateau de fromage corse est à volonté et mamamia l’île flottante.
On est repus, on va dormir, bien dormir. Tellement bien que j’ai rêvé que je nageais avec les dauphins et c’était ouf. Moins bien pour Arnaud qui a rêvé qu’on se faisait kidnappé par des Corses. Pour nous libérer, papa a dû verser une rançon qui se compte en kilos de noisettes 😀 😀 :D. Bref

Temps de marche + pauses : 7h

JOURS 7, 8 et 9 et 10, days off entre Ajaccio et Serriera

Jour 7

Aujourd’hui, on ne fait rien ! A part essayer de rejoindre Ajaccio. Apres, on avisera.

On mise donc sur nos pouces et sur la gentillesse des corses. Et ça marche !

En 3 lifts tout de même, 3 femmes dont la fameuse Andrée de Tassau. A noter que les 2 autres travaillaient dans le social, comme quoi…

Apres quelques pas en ville, on se rend vite compte qu’on ne restera pas longtemps à Ajaccio.

Un cafe, un beignet au brocciu et un pique aux îles sanguinaires plus tard, nous voilà dans un bus direction Carghèse.

Carghèse, là où les touristes ne semblent pas forcément les bienvenus et il y en a pourtant pléthore ! Bien sur, on se tape 4km à pieds pour rejoindre le camping, heureusement que c’était une journée off.

Jour 8

Jour off encore à Cargèse… Malgré 10km de balade et des pauses sur la plage.

On s’ennuierait presque.

Jour 9

On a hâte de reprendre les randos. Pas qu’on ne marche pas mais c’est différent !

On voudrait rejoindre Porto et on se lève à l’aube pour accomplir notre mission du jour.

Je pense que c’est le pouce le moins fructueux du séjour. On a attendu une heure avant qu’un camion des travaux publics ne s’arrête avec 2 bonhommes trop rigolos à bord : « ahahah vous croyez qu’on va travailler ?? ». Bref…

Sympas comme tout, ils nous emmènent jusqu’à Piana au pied du rocher avec le trou en forme de cœur. Cute. Tout ça au peux de belles manœuvres vue l’étroitesse de la route. Mais le pimpim semble bien habitué.

On est époustouflé par les paysages qu’offrent les calanques. On marche un bout, on profite…

Mais la route est encore longue jusqu’à Porto. A peine on lève le pouce qu’un arlésien en vacances s’arrête et nous dépose à l’entrée du camping municipal de Porto. Royal.

On y installe notre maison et on va se balader. Ultra touristique… Dommage, rien à part des restos, des boutiques souvenirs et offres de balade en mer… On fait une fois le tour, on visite le SPAR.

On refait le tour e sens inverse, on visite le PROXY.

Et on regarde France-Albanie dans un bar. Vide, le bar. J’ai donc gagné mon pari et me fait offrir mon Daiquiri.

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Jour 10

On se lève, on ramasse nos packs et on prend le raccourci de poupette pour prendre le bus.

Mais ô l’arnaque, c’est 10€ les 7kms, what quoi ?! Tant pis, on fera du pouce.

Et c’est avec joie que nous montons dans la voiture de loc d’un couple Bulgare/Anglais. Ils prennent le temps de consulter la carte, de nous faire de la place et feront même un mini détour pour nous déposer au village de Serriera.

C’est fou comme on se rend compte des différences culturelles rien qu’en faisant du stop !

La route est magnifique et on tombe de suite amoureux du village.

Le gîte est chouette, notre voisine de camp dont on ne connaîtra jamais le nom est top. Elle revient du Guatemala apres y avoir ouvert un centre culturel et  a pour projet de partir faire la même chose au Mexique. Parce qu’au moins le Mexique, c’est safe. Enfin, selon elle.

On prend l’apéro au bar du village qui s’avère être d’une compétitivité de dingue. 2 euros les 2 apéros. Bon bah… On reviendra ce soir !

On aura passer l’après-midi à glander, à charger nos tels et à boire une Pietra. Productif.

JOUR 11, 1ère étape du Mare e Monti, de Serierra à Curzo

Nuit pluvieuse = tente trempée. Ce qui a le don de mettre Arnaud en rogne. Car monsieur est trop grand pour la tente, donc touche le bout avec ses pieds et donc a les pieds mouillés.

J’ai perdu mon kway et on a perdu le sac de la tente.

#looser.

Tout rentré heureusement dans l’ordre et on part à 7h45 pour notre 1ère étape du Mare e Monti de Serierra à Curzo.

3h tout pile, moins que ce qu’annonçait le topo guide !! On s’est fait accompagné d’une chienne du début à la fin, elle nous guidait et nous attendait, c’était super drôle ! On a appris plus tard qu’elle appartient au gardien du refuge d’Ota et qu’il n’est pas rare qu’elle parte en balade… Une vraie championne, elle courrait et faisait 1000 aller-retours alors qu’on avançait péniblement ! Sa compagnie nous a rappelé Stoiko, snif.

On bivouac à Curzo sur des emplacements en palier qui ne sont pas sans nous rappeler ceux d’Asinau.

Après un repas gastro sardines-semoule, on tente d’aller au village d’à côté. 40 min c’est pas la fin du monde, mais on en a marre et un lift s’impose. Les voitures sont rares… C’est sans compter, pour la 2ème fois, sur des gars des travaux publics ! Et hop, un petit tour dans la benne, cheveux au vent !

On ne regrette pas notre escapade à Portinello qui est cute comme tout et qui a une super épicerie. Hourra, on va manger des légumes ce soir !

Temps de marche + pauses : 3h30

Jour 12, 2ème étape du Mare e Monti, de Curzo à Girolata

Quelle nuit, OMG ! Concerto d’âne, de vaches, de crapauds, de coq et de pluie qui tombe. You-pi.

Autant dire qu’on n’a pas hyper bien dormi mais on démarre tôt direction Girolata.

L’étape est juste magnifique et courte, que du bonheur ! La vue sur la baie est superbe. On s’est permis une variante presqu’alpine pour nous l’offrir. Le chemin classique nous faisait passer par celui qu’empruntait Guy le facteur tous les jours, 6 jours sur 7… Courageux ce facteur !

On se pose à Girolata, la chaleur de la cote nous change sensiblement de la fraîcheur de la montagne. Ce village est accessible uniquement par bateau ou à pieds et il ne vit que de tourisme. A part donc quelques restos, une mini épicerie et des vaches sur la plage, il n’y a pas grand chose à faire. On a dû aller 15 fois à l’épicerie et se poser dans chacun des bars, mine de rien, on était bien bien bien. C’est ainsi que l’après midi est passée.

J’allais oublier de mentionner un petit couple d’anglais de 70 ans qu’on retrouvait avec plaisir à chaque bivouac. Ils nous faisaient bien rire avec le tea Time scrupuleusement respecté malgré la vie en tente 🙂

Temps de marche + pauses : 4h

Jour 13, 3ème étape du Mare e Monti, de Girolata à Galéria

Bim, 5h et des poussières, on se lève comme des fleurs. Des petits Lu et du crunch pour le petit dej, comble du luxe.

On part à 6h30, au taquet.

On s’arrête à 6h35 pour cause éternuements intempestifs d’Arnaud.

Le début de l’étape est une interminable montée tout comme la fin est une interminable descente qui n’en finit vraiment pas. D’autant qu’on s’est fait 1,3km de rab. Et qu’il a fallut traverser, retraverser et reretraverser le cours d’eau qui passait par là…

On a aussi croisé full de chèvres. On ne savait plus où donner de la tête ni comment passer. Mais la chèvre est peureuse et on s’en est bien tiré.

On arrive au gîte de Galeria à 13h, on pose la tente, on s’étire, on va boire un café au bord de la mer… On est vraiment loin de l’ambiance du GR20, plus enivrante.

A la place, on déguste un magnum maison, bourré de noisettes et on boit de la Pietra dans la tasse.

On fait aussi connaissance d’Anne-Sophie, une psy parisienne qui s’entend bien avec Arnaud. Elle a comme lui, passé des heures sur internet pour comparer tente, duvet, chaussures et tout le tintouin.

Bref, match de foot en terrasse, France contre je sais plus qui. Match nul.

Temps de marche + pauses : 6 ou 6h30, je ne sais plus…

Jour 14, 4ème étape du Mare e Monti, de Galeria à Bonifatu.

Pour une fois on ne met pas de reveil. Mais on se lève naturellement à 6h30.

Limite tard. On file comme des flèches à travers la pampa à 8h. L’étape est facile et la chaleur écrasante.

En arrivant vers Tuarelli, on longe le Fongo. L’eau turquoise tranche avec le granit rose. C’est superbe. Et il y a plein d’accès pour se baigner. On se trouve une petite cric pour faire trempette.

Puis on repart sur le chemin de sable qui, comme tout dernier chemin, n’en finit pas. Comme l’étape de demain ne nous motive pas des masses (très longue, uniquement en sous-bois), on décide la doubler en stop. 45 min de route, c’était pas gagné d’avance et en fait c’est ultra rapide !

Un couple de touristes français de Tarbes puis un couple de touristes allemands et enfin un vrai Berger corse pour le dernier bout de route jusqu’à l’auberge de la forêt de Bonifatu.

Un Galabru en puissance… Il nous racontait son aversion pour la montagne après les années passées à la traverser avec ses bêtes. Les orages qui éclatent, les bêtes qui s’égarent ou qui sont foudroyées, les torrents, le brouillard, les nuits dehors… Pour lui, hors de question de randonner, il a assez donné !

Aussi généreux que nationaliste, ce berger nous aura fait passer un bon moment à bord de sa voiture, à 2 sur le siège avant vu qu’il s’était pris une prune pour avoir transporter des gens à l’arrière…

On monte la tente dans la forêt en compagnie des moustiques et de quelques poules & coq.

Demain sera la dernière étape jusqu’à calenzana, il est temps de goûter le moelleux à la farine de châtaigne.

Temps de marche + grandes pauses : 4h30

Jour 15, 5ème étape du Mare e Monti, de Bonifatu à Calenzana.

Last day de marche.

On part tôt bien sûr… On observe de haut les piscines naturelles qui sont en bas en se demandant comment c’est possible de les rejoindre.

Et c’est finalement notre chemin qui le permet ! Il est trop tôt pour se baigner mais c’est chouette.

La suite de l’étape se fait sur une piste qui monte, monte, monte. Pour une fois c’est laaaaaarge et on peut marcher côte à côte, on en profite.

Apres ca, c’est champ de fougères, vaches & veaux croisés puis une belle dernière montée jusqu’à la crête pour enfin apercevoir Calenzana ! On retrouve les balises du GR20 qu’on ne quittera plus pendant toute la descente qui nous mène au village.

Et voilà c’est fini !! Une bière et un Pago pour fêter ça 🙂

On décide de ne pas s’attarder à Calenzana pour rejoindre Calvi à seulement 2h20 de marche… On n’aura fait qu’un bout à pieds, le reste en pouce comme d’hab !

Temps de marche + pauses : 4h

Les derniers jours à Calvi

Enfin on se pose vraiment ! Enfin presque car on reste piétons malgré tout. On adore Calvi tout de suite. La plage et le centre ville à 2 pas du camping font tout simplement notre bonheur. Et en plus, il y a des melons trop bons à Casino. A part la plage, le port et la ville, on a trouvé notre bonheur dans quelques autres activités qu’on recommande à qui irait passer quelques jours à Calvi.

Balade à la Citadelle

L’idée est simplement de se perdre dans les petites ruelles et passer, entre autres, devant la maison de Christophe Colomb. Il me semble qu’il y a discussion sur la vérité de la chose mais je ne prendrai pas partie.

Randonnée à la Chapelle Notre-Dame de la Serra et à la pointe de la Révélatat

A croire que ça nous manquait de marcher… On est donc parti de bon matin pour grimper jusqu’à la Chapelle Notre-Dame de la Serra. La vue à l’aube est superbe ; par contre tu as l’impression de reculer dans les montées. #cestraide.

On est ensuite redescendu pour aller jusqu’à la point de la Revelatat en passant par des petites criques bien bleues. L’étrangeté reste la ou les maisons moitié enterrées dans la roche… J’aurai bien creusé un peu plus la chose mais on sentait qu’on était sur une terrain privé et, qui plus est, corse. Me suis donc abstenue.

Un petit baptême de plongée

L’eau hyper claire et les petits poissons qu’on voyait dès la plage m’ont donné envie de faire mon baptême de plongée. Je suis donc allée me balader à 6m là-dessous pendant qu’Arnaud barbotait à la surface avec son trio palme-masque-tuba.

Visite des villages de la Balagne en Wallis

Ayant fait 1000 fois le tour de Calvi, on a loué une petite Wallis pour explorer les environs et faire la route des villages cute.

On est passé par Cateri et l’atelier de céramique Kinai dont les créations sont justes top ; on avait envie de tout acheter et on est reparti avec rien du tout.

Le village de Pigna, totalement piéton, est bourré de charme et les ruelles sont tellement étroites que même par une chaleur de folie, il fait presque frais. Le dernier coup de cœur qu’on a eu est pour Ile-Rousse. Enfin, davantage pour la plage que pour la ville….

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